lundi 23 novembre 2009

Le dernier tabou

Toute une fin de semaine avec BBRoux. Disons seulement qu'après quelques semaines d'un bambin irréprochable, nous sommes en pleine crise de "terrible two".

Samedi fût une journée superbe. Pour dimanche, eh bien, on repassera. Ça a commencé en crise à 5h et la tendance s'est maintenue jusqu'au coucher. Rien ne semblait fonctionner: douceur, punition, fermeté, gentillesse, name it. BBRoux était hors de lui.

Ce qui m'amène au sujet du jour: le dernier tabou, soit "l'écoeurite aïgue" de son propre enfant.

S'il y a un sujet sur lequel vous ne pouvez que très rarement vous exprimer, c'est celui de l'envie irrésistible d'encastrer votre petit dans un mur comme un panache d'orignal ou encore de tenter le record du monde du lancer du bambin par la fenêtre.

Je parle, bien sûr, au sens figuré. Allez le dire maintenant... Vous vous ferez regarder comme une désaxée mentale ou encore comme un parent incapable. Une espèce d'inapte qui n'a pas le tour avec sa progéniture (parce que bien sûr, les autres font toujours mieux), qui manque de patience (encore une fois, quand on se fait crier par la tête depuis 5 heures le matin, vers 14h, on commence à la chercher la patience) ou qui n'aurait juste pas dû avoir d'enfants.

Eh bien j'ai décidé de parler haut et fort: BBROUX, certains jours, me rend FOLLE! C'est de la pure torture psychologique. Les pires journées ce sont les cris, les crises par terre, les tapes, les combats pour absolument TOUT. C'est la révolte la plus complète. Un enfant de 2 ans peut vous tenir tête comme personne auparavant dans votre vie. Et ça, c'est déstabilisant. Parce que vous êtes impliqués émotivement, que vous ne savez plus où donner de la tête (votre conjoint non plus d'ailleurs) et que vous vous demandez constamment où vous avez manquez ou ce que vous ne faites pas pour avoir à "subir" une telle journée d'enfer.

J'adore mon fils. Je veux lui donner le meilleur de moi-même et l'aider à se développer au meilleur de ses capacités, comme la majorité des parents. Mais certains jours, la seule façon de conserver un semblant d'équilibre mental, c'est de me demander si un enfant, ça se composte ou d'avoir envie de payer pour le donner.

À moins qu'entre parents, on s'échange nos enfants de temps en temps, question de changer le mal de place ;o)

En attendant, je vous avoue que c'est lundi, que BBRoux est à la garderie et que très sincèrement, j'apprécie ces moments de silence. Je vais attendre quelques heures avant de m'ennuyer.

Naturellement, au premier sourire ou gros calin, je vais avoir refait le plein de patience et d'amour. Ça oublie vite un coeur de maman.

4 commentaires:

Martini a dit…

Tu fais bien de le dire car tous les parents le vivent et en parler ça fait du bien!

Une chance que ça fini par passer... courage!!! ;o)

Milou a dit…

Totalement d'accord avec toi.
Je ne crois pas en fait que ça existe, un parent qui ne "fantasme" pas parfois, qui n'est jamais à bout.
J'ai osé jadis en parler à une amie qui m'a regardée comme si j'étais une future tueuse en série et qui m'a affirmé que ça ne lui arrivait jamais d'avoir ce genre d'envies. J'ai perdu sa trace, mais je me demande si ça a duré.
Moi je trouve ça sain de se créer des images mentales de défoulement.
Beaucoup plus sain que d'être dans le dénie et peut-être... finir par passer à l'acte.
Moi ce matin, c'est en pensant à mon ado que j'ai de fortes et pas très jolies images en tête...
Mais bon. Nous sommes mardi, j'espère pour toi que la tempête s'est calmée!

Valérie a dit…

Hihihi! Tellement vrai!
C'est bizzare que ce soit tabou, parce que des parents qui ont vécu ça, on s'entend que ça représente une grosse partie de la société!

Même si on préfère généralement se concentrer sur le positif, un coup de gueule de temps en temps, ça fait toujours du bien... Dernièrement, j'ai appelé une copine à la fin d'une journée où j'avais eu les quatre enfants pour moi toute seule : «Je suis à boutte! viendrais-tu les garder 30 minutes le temps que j'aille faire l'épicerie?» Cette épicerie-là, je peux dire que je l'ai savouré à plein! : )

Dodinette a dit…

la grande différence entre un terroriste et un enfant de 2 ans, c'est qu'avec un terroriste, on peut négocier.
:)

courage !