lundi 20 avril 2009

Vive LaPresse!

LaPresse a consacré quelques articles à l'allaitement maternel et à la "mafia" des hôpitaux "amis des bébés".

On peut retrouver les articles ici.

Jamais je ne dirai que le lait maternel n'est pas le meilleur choix. Cependant, ce n'est pas la formule idéale pour tous. Il y a des bébés qui ne prennent pas le sein. Il y a des mères qui sont incapables et ce, pour toutes sortes de raisons d'allaiter. Avoir de l'information sur l'allaitement, c'est bien. Mais avoir de l'information sur les alternatives, ce serait mieux. Ce serait juste aussi.

Les mères devraient avoir droit à un traitement équitable, quelles allaitent ou non. Ce qui n'est pas le cas actuellement. Même le fameux "Mieux vivre avec son enfant", la bible qu'on nous remet à l'hôpital, ne fait aucune mention des autres options à l'allaitement. On n'y parle même pas de la stérilisation des bouteilles!

Les femmes de ma génération (30-34 ans), même si elles sont débordées d'information sur les bienfaits de l'allaitement maternel ont très rarement des mères ou des tantes qui ont allaitées. Et c'est pas aux cours prénataux qu'on nous informe sur les difficultés de l'allaitement.

Parce que des difficultés, il y en a. Ça boit beaucoup un bébé. Ça peut même boire pratiquement tout le temps. Et il y a des journées où même prendre une douche représente un défi de taille. Quand personne de notre entourage a vécu cette expérience, ça fait peur. On se demande si on est normale, si on fait assez de lait, si notre lait est assez nourissant. On pleure aussi. Parce qu'on est fatiguée, parce qu'on a zéro minute pour nous, parce que la maison est à l'envers, que la vaisselle n'est pas faite (et qu'on ne voit pas le jour où on pourra la refaire) et parce qu'on se sent coupable d'en avoir marre de ce bébé qu'on a tant désiré mais qu'on voudrait bien lâcher quelques heures. On peut ressentir de la jalousie aussi. De la jalousie envers notre conjoint qui peut continuer sa vie comme avant alors qu'on en a pas vraiment l'option. Que notre vie sociale devient pratiquement inexistante, qu'on est réduite à regarder la télé 23 heures sur 24. On devient frustrée de la société aussi. Parce que tout le monde a la recette miracle, qu'on se fait dire constamment que la méthode de quelqu'un d'autre est mieux. Qu'on nous suggère sans arrêt des trucs, astuces et autres qui sont apparement infaillible. Comme si on n'essayait rien.

Bref, l'allaitement c'est bien mais ça prend du support. C'est beau être amis des bébés mais il faudrait un peu plus de respect envers les autres options. Ça prendrait des amis des mamans.

3 commentaires:

Luc Demanche a dit…

Ca prendrait aussi des amis des papas .... :)

Les DH a dit…

Je suis tellement d'accord... et si j'avais su tout cela à ma première, je n'aurais probablement pas tombé dans le post partum à fond la caisse. Moi, je me suis sentie rejetée de mon enfant parce qu'elle ne voulait pas prendre le sein. J'ai tiré mon lait pendant 2 mois à TOUS les boires. J'en ai bavé. Jusqu'à ce que je rencontre d'autres mamans à qui cela était arrivé et que je me rende compte que je n'étais pas seule.

À mon deuxième, je le savais. J'étais moins stressée, moins à cheval sur la chose; si ça marche, tant mieux, sinon tant pis. Et j'ai allaité Olivier pendant 5 mois et demie. De beaux moments. Mais j'étais contente d'arrêter quand même pour retourner travailler à temps partiel et avoir un peu de liberté. J'ai vraiment aimé et je recommencerai sûrement au prochain...

Comme quoi un peu d'infos peut éviter bien des problèmes.

Mamamiiia! a dit…

Tout à fait d'accord! Pour ma part, j'ai pratiqué l'allaitement mixte avec mon fils et ça bien fonctionné. Quand j'étais à bout et que je n'avais plus de réserves de lait maternel, on sortait la "canne" de Good Start et on lui faisait un petit bibebron. Il a très bien survécu, n'a pas d'allergies et n'est pas plus zozo que la moyenne des ours. Quand maman est fatiguée, elle a le droit de prendre un break. J'ai aimé allaiter (8 mois quand même), mais il faut aussi préserver sa santé mentale...