mercredi 10 juin 2009

Les autosuffisants

Est-ce que je suis la seule à trouver insupportable les gens qui se cherche constamment un auditoire? Tu leur demandes comment ils vont et les voilà parti pour une longue sérénade. Après 30 minutes, ils ne t'ont toujours pas retourné la politesse, à savoir comment nous on va.

Ça me tue.

Comme on dirait que c'est écrit "raconte-moi ta vie dans tous ses moindres détails" dans mon front, je suis devenue experte en écoute absente. De toute façon, la plupart de ces personnes sont si occupées par le son de leur propre voix qu'ils ne se rendent absolument pas compte de votre absence intellectuelle.

Tout d'abord, regarder au-dessus de leur tête ou fixez le bout de leurs oreilles. À partir de ce moment vous regarder dans la bonne direction (même si vous vous trouvez à loucher un peu) et vous pouvez commencer à préparer mentalement votre liste d'épicerie, vos prochains sujets de blog ou encore mieux, les milles et une façon de faire taire le ou la bavarde avec une réplique assassine.

Ensuite, il est important d'émettre un son quelconque à intervalles réguliers. Un hum hum ou bien un "ah oui, vraiment?" ou encore un simple hochement de tête si votre interlocuteur est vraiment emporté par son sujet.

Finalement, vous pouvez mettre fin à votre calvaire en invoquant n'importe quel excuse stupide. Il faut que j'aille nourir mon chien, je te laisse, j'ai une folle envie d'aller me pendre ou bien encore, je te laisse mon miroir de poche, tu pourras continuer cette conversation passionnante sur ta petite personne pendant des heures sans aucune interruption.

À l'avenir faites-vous un devoir d'éviter cette personne. Si l'évitement est impossible, répétez les étapes précédentes du début en trouvant des excuses de plus en plus farfelues, question de finir par passer pour une personne assez étrange et instable psychologiquement. Qui sait? Avec un peu de chance, ce sera peut-être vous qu'on évitera.

Je suis peut-être une idéaliste finie mais il me semble que pour qu'il y ait conversation, ça implique qu'au moins 2 personnes participent au discours. Quand je veux entendre des monologues, je m'achète un billet pour un show d'humour.

Flatterie matinale

Hier après-midi, branle-bas de combat, MamanRousse est en mission. Objectif: sous-vêtements! Il faut bien profiter des avantages de la grossesse. Dans mon cas, j'ai délaissé mon plantureux bonnet "A" pour me diriger vers des cieux meilleurs. Alors, avant d'être condamner au "superbe" soutien gorge d'allaitement, pourquoi ne pas joindre l'utile à l'agréable et renouveller une garde-robe sous-vêtementaire déficiente. En plus, tous les astres sont alignés pour ma mission: il y des soldes partout!

En plus, je suis à mon meilleur. Plus de poitrine (enfin, on est loin de la catégorie pin-up mais bon, c'est toujours mieux de se comparer à soi-même), pas encore de bedaine. Aussi bien en profiter au maximum avant d'entamer la phase "je n'ai pas l'air enceinte, j'ai juste l'air grosse", qui est assez pénible sur le moral, surtout quand elle survient en plein été.

Donc, ce matin, au sortir de la douche (il était pas encore 6h, BBroux ayant décidé de nous imposer un régime de terreur en fredonnant son alphabet vers 4h30), j'enfile un nouveau kit féminin.

BBRoux, avec toute la délicatesse de ses 18 mois (j'ai "senti" la vibration de chaque marche de l'escalier qu'il a monté - une chance qu'il est léger!) est entré comme un coup de vent dans la salle de bain. Il m'a regardé d'un oeil critique pendant que j'enfilais ma "lingerie" puis a commenté d'un air approbateur: "Oh wow!".

Non mais il sait reconnaître les belles femmes mon fils ;o)

Charmeur ou comment arriver à faire oublier à sa mère qu'elle a ouvert l'oeil à 4h30 ce matin pour ne jamais se rendormir.

mardi 9 juin 2009

L'histoire du pot de mayonnaise et du café

Comme je ne suis pas très inspirée ce matin, je partage cette histoire avec vous. Si vous l'avez déjà lu, vous pouvez prendre le temps de vous rafraîchir la mémoire...

Quand il te semble qu'il y a « trop » de choses dans ta vie, quand 24 heures ne te semblent pas suffisantes. Rappelle-toi du pot de mayonnaise et du café.

Il était une fois, un professeur de philosophie qui, devant sa classe, prit un grand pot de mayonnaise vide et sans dire un mot, commença à le remplir avec des balles de golf. Ensuite, il demanda à ses élèves si le pot était plein. Les étudiants étaient d'accord pour dire que OUI.

Puis le professeur prit une boîte pleine de billes et la versa dans le pot de mayonnaise. Les billes comblèrent les espaces vides entre les balles de golf. Le prof redemanda aux étudiants si le pot était plein. Ils dirent à nouveau OUI.

Après, le professeur pris un sachet rempli de sable et le versa dans le pot de mayonnaise. Bien sûr, le sable remplit tous les espaces vides et le prof demanda à nouveau si le pot était plein. Les étudiants répondirent unanimement OUI.

Tout de suite après le prof ajouta deux tasses de café dans le contenu du pot de mayonnaise et effectivement le café combla les espaces entre les grains de sable. Les étudiants se sont alors mis à rire.

Quand ils eurent fini, le prof dit : « Je veux que vous réalisiez que le pot de mayonnaise représente la vie.

Les balles de golf sont les choses importantes comme la famille, les enfants, la santé, tout ce qui passionne. Nos vies seraient quand même pleines si on perdait tout le reste et qu'il ne nous restait qu'elles.
Les billes sont les autres choses qui comptent comme le travail, la maison, la voiture, etc...
Le sable représente tout le reste, les petites choses de la vie.

Si on avait versé le sable en premier, il n'y aurait eu de place pour rien d'autre, ni les billes ni les balles de golf. C'est la même chose dans la vie. Si on dépense toute notre énergie et tout notre temps pour les petites choses, nous n'aurons jamais de place pour les choses vraiment importantes. Faites attention aux choses qui sont cruciales pour votre bonheur. Jouer avec ses enfants, prendre le temps d'aller chez le médecin, dîner avec son conjoint, faire du sport ou pratiquer ses loisirs favoris. Il restera toujours du temps pour faire le ménage, réparer le robinet de la cuisine.

Occupez-vous des balles de golf en premier, des choses qui importent vraiment. Etablissez des priorités, le reste n'est que du sable. » Un des étudiants leva alors la main et demanda ce que représente le café. Le professeur sourit et dit : « C'est bien que tu demandes. C'était juste pour vous démontrer que même si vos vies peuvent paraître bien remplies, il y aura toujours de la place pour une tasse de café avec un ami. »

Même pas besoin d'envoyer ce message à 112 autres amis sous peine de mort subite dans les 8 prochaines minutes ;o)

Bonne journée!

lundi 8 juin 2009

Vieux désagréables

À regarder aller quelques personnes qui vivent près d'ici, pour ne pas dire mes voisins directs, je peux me consacrer à une étude sociologique très poussée sur les vieux désagréables en devenir.

Conclusion hâtive, on ne devient pas un vieux désagréable. C'est juste l'âge qui change!

Vous pensez que votre vieille matante a commencé à mettre ses mouchoirs dans sa manche ou sa montre par-dessus son chandail de laine en prenant sa retraite? Eh non, elle ne faisait probablement déjà à 17 ans. Même chose pour celui ou celle qui prend le temps d'enlever son dentier en public pour le récurer après avoir mangé. C'est une habitude qui est probablement arrivée en même temps que ses fausses dents.

Quand au fait de couper tout le monde en voiture, j'en connais déjà pas mal qui n'ont pas encore passé la trentaine qui en sont de fervants pratiquants.

Êtes-vous un vieux désagréable en devenir? Avez-vous commencé à invectiver les enfants du voisinage parce qu'ils s'amusent dehors? Passez-vous votre tondeuse le dimanche matin dès l'aube ou le samedi soir sur l'heure du souper? Observez-vous! Vous êtes peut-être une vieille ou un vieux désagréable en devenir ;o)

jeudi 4 juin 2009

On respire à fond...

Je ne sais pas si ce sont mes hormones de grossesse qui me rendent impatiente (en fait, je sais mais je me garde une marge de manoeuvre) mais là quand c'est trop, c'est trop. Ce billet est un billet de pure bitcherie. Âmes sensibles s'abstenir. Ignorants de la piscine, vous allez vous embêter, passez au post suivant.

Bon, il paraît qu'il faut faire sortir le méchant sinon ça nous pourri l'intérieur. Eh bien, je pense que je vais avoir une solide diarrhée (hmmm, est-ce que c'est ce qu'on appelle des mots antagonistes?!?). Étant donné que je ne suis bonne à rien le soir (et que je ne travaille pas le jour actuellement), j'ai une petite entente avec CoachAdorable. Il me permet à moi, ainsi qu'à une autre rousse du club (tiens, tiens, peut-être qu'il a des idées derrière la tête après tout) de nager plus tôt, 2 fois par semaine, soit les mardi et jeudi de 16h à 18h. Jusque là, tout va bien, tout le monde "il est content".

Sauf que de 16h à 18h, nous nageons avec des nageurs développement d'âge scolaire. C'est là que ça se gâche. Dans un cas en particulier. Ok, je l'avoue, pour ces jeunes filles, AmieRousse et moi-même faisons office de dinosaures puisque nous avons 2 fois leur âge mais la jeunesse étant ce qu'elle est aujourd'hui, nous avons 20 lbs en moins - je vous l'ai dit, c'est un billet de bitcherie, alors on ne "détonne" pas trop. Toutes ces jeunes filles sont gentilles même si elles ne posent pas les câbles, source constante de frustration pour MamanRousse qui se dit qu'à 34 ans, elle pourrait avoir un petit break et un peu plus de respect. Mais bon, s'il n'y avait que ça.

Ce qui me rend folle au plus au point c'est une seule jeune fille. Appelons-là, GrosMorseÉchoué. Et encore, je suis gentille. Quand, à 17 ans, tu n'es pas capable de t'extirper de l'eau sans t'affaler de tout ton long sur le bord de la piscine (dans la section peu profonde, d'où la possibilité de te pousser avec tes PIEDS au fond), je m'excuse mais ça fait dur. Je ne peux pas croire que ça persiste à se croire en forme quand ça arrête constamment au milieu des longueurs (nager avec elle équivaut à une course à obstacles qu'il faut constamment éviter et je me retiens de dire que c'est comme de contourner un iceberg - oups). Sans compter que l'option rapide n'est jamais enclenchée sur ce modèle. Quand le coach dit les prochaines longueurs sont RAPIDES, techniquement, tu te la fermes et tu te concentres. Quand tu termines tes longueurs, tu devrais (toujours techniquement) être difficilement en mesure de prononcer la moindre syllabe. Enfin, quand tu te forces.

Parce que l'effort est pratiquement inexistant sur le modèle du GrosMorseÉchoué. Mais l'option chiâlage est particulièrement raffiné. Tout est sujet à la plainte. Mon casque est trop grand, trop petit, trop "lisse" (go figure). J'ai mal à l'épaule, au pied, j'ai une crampe, j'ai de l'eau dans les lunettes, elle m'a accrochée. C'est pas de ma faute si je ne suis pas capable d'aller vite, je suis fatiguée. J'ai envie. Je ne peux pas faire ça, j'ai mal au dos/yeux/oreilles, n'importe quoi. Et c'est sans arrêt. Personnellement, si j'étais le coach, je la foutrais dehors à coups de pied au derrière (ça aiderait peut-être son dos). Je sais, je sais, CoachAdorable n'est pas adorable pour rien. Il doit monter la clientèle alors il utilise beaucoup de psychologie. Moi je peux toujours mettre ma tête dans l'eau et nager pour ne plus l'entendre, lui, il doit se taper toutes les excuses. C'est pourquoi je doute que le verre de café Tim Horton qu'il apporte religieusement sur le bord de la piscine avant chaque entraînement est en fait rempli de vodka pure. C'est que si ce n'était pas de numéro2 dans mon ventre, ma bouteille ne contiendrait pas d'eau. L'alcool pur étant probablement la seule solution à cette plaie nautique.

Franchement, me direz-vous, t'attaquer à une mineure, ça relève de la décadence. Eh bien, non, je ne me sens même pas un peu coupable ou cheap. Je ne suis juste pas capable. J'ai un sérieux problème avec la paresse et l'état physique de larve humaine. Et comme je ne suis pas la seule à la trouver pénible... Le pire c'est que je n'exagère même pas et que je pourrais continuer pendant des heures... Mais je passerais pour une demeurée alors je me retiens.

Dans mes rêves les plus fous, elle a, une fois adulte, des enfants fainéants qui la rendent complèment folle et qui ne lèvent pas le petit doigt. On se console comme on peut. Mais je ne peux pas m'empêcher de penser qu'elle ne survivrait jamais à une grossesse ou même juste à l'acte qui permet d'avoir une grossesse...

Bon ça suffit pour aujourd'hui, sinon vous allez penser que je suis une bitch finie (et j'ai quand même quelques belles qualités).

Fin de la séance de bitchage.

Les jours se suivent mais ne se ressemblent pas

Avant-hier, BBRoux est allé se coucher seul. 18h45, complètement mort, il se dirige d'un pas vaillant vers les escaliers, flanqué de PapaAquatique. Après avoir escaladé courageusement les 9 premières marches, il prend un pause sur le premier pallier.

C'est alors qu'il entame la deuxième série de marches. 5 obstacles supplémentaires entre lui et son lieu de repos bien mérité. Une petite pause à la deuxième, question de donner un bisou entre les barreaux à sa maman qui vient de réaliser qu'elle ne reverrait pas sa petite chose de la soirée. On s'envoit la main et quelques bisous et il reprend sa pénible ascension. 18h50, bébé est dans son lit. 19h, il dort. Fin de la journée parentale.

Hier soir... 19h15. Allez bébé, c'est l'heure d'aller au lit. Je lui prends doucement la main. Instantanément, c'est la crise. Réflexe premier: il se couche par terre et proteste (façon polie de dire que si il avait plus de 10 mots de vocabulaire, je me ferais engueuler comme du poisson pourri). Je le prends (je devrais plutôt dire, je me prends pour une camisole de force) et je me dirige d'un pas déterminé vers sa chambre. Tout ce temps, BBRoux se débat avec acharnement en hurlant: nanananananananana. Croyez-moi, on était loin du chant de la victoire (na na nana, na na na na, hé hé hé, good-bye!).

Une fois bébé dans sa chambre et calmé, (non, je ne l'ai pas étouffé avec son doudou) je le dépose dans son lit pour le laisser dormir.

Il a joué sans arrêt et chanté des chansons pendant près de 45 minutes. Question de faire sentir ses parents cheaps et de nous prouver son point. Mais à 20h, devinez qui chantait le chant de la victoire ;o)

Encore un truc hormonal

Les nausées des mamans augmentent le QI des bébés.

Pas moyens de s'en sortir. Est-ce qu'on peut être enceinte en paix? Boire un café sans se faire regarder de travers, tremper les lèvres dans le rosé de son conjoint sans svoir l'impression de commettre un meurtre au premier degré ou juste profiter d'un moment particulier de la vie sans avoir une pléïade d'études qui justifient ou non les petits maux du quotidien?

I-M-P-O-S-S-I-B-L-E

Une chance que je suis d'une nature un peu rebelle (pas trop, juste assez) pour ne pas lire tout ce qui me tombe sous la main et suivre à la lettre la documentation pré et post natale. Je pense que je deviendrais folle. Avec un peu d'expérience et de gros bon sens, quand on trouve une formule gagnante (avec ou non la bénédiction du "Mieux vivre", du pédiatre, de la famille ou du voisinage), on la garde jusqu'à ce que ça ne fonctionne plus et qu'on en cherche une autre. Le but ultime: arriver à avoir un minimum de silence et d'équilibre mental dans une maison avec enfants.

Bon, ma jumelle de grossesse qui est exactement au même stade de mijoteuse que moi va être contente, elle qui se vomit corps et âme depuis maintenant 14 semaines: sa petite poule sera dotée d'un QI exceptionnel.

Je devrai me contenter de 2 garçons (3 si on compte PapaAquatique) qui vont continuer de s'esclaffer en entendant pipi-caca-poil jusqu'à ce qu'ils franchissent l'âge de l'andropause (et encore, il faudrait que je teste sur PapiRoux). On sera peut-être loin du prix Nobel de physique mais ils seront heureux dans capacités. Il est peut-être trop tard pour BBRoux et PapaAquatique mais peut-être que si je vais me faire vomir de ce pas, je vais "sauver" futur et espérer une conversation approndie sur les mystères du système digestif ;o)